La petite cueillette dans la prairie – FitFood Blog
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La petite cueillette dans la prairie

L’été est passé à une vitesse folle et j’aurais aimé trouver le temps de vous partager d’autres recettes, d’autres photos… Aujourdh’ui l’automne s’installe et nous offre de somptueux couchers de soleil qui teintent d’un voile d’or la campagne berrichonne. Le plantain, que vous découvrez ci-dessus sur la photo fait partie des plantes sauvages que j’affectionne particulièrement. Son goût de noisette et de champignon accomode les pommes de terre, le riz et cueilli au stade bouton de fleur, il se confit comme des cornichons au vinaigre.

Bien qu’il soit tentant d’arpenter les sentiers forestiers, j’aime me balader dans les prairies car elles regorgent de trésors gourmands comme la moutarde des champsl’ortie ou le mouron des oiseaux que vous voyez dans le panier (c’est l’une des meilleures salades sauvages !).

Bien entendu, l’irréductible pissenlit permet de réaliser des salades délicieusement amères que j’aime associer avec des oeufs durs, des noisettes grillées et du vinaigre balsamique. Veillez à le cueillir avant la floraison car la plante se corse encore plus une fois la fleur épanouie. Si vous êtes patient, vous pouvez ramasser ses racines, les frotter à l’eau courante pour les débarrasser de leur terre, et les consommer en bouillon avec d’autres herbes comme le font les japonais. La carotte sauvage aime envahir les prairies qui se parent alors de milliers de pompons blancs ponctués au centre d’une petite “mouche” noire. Les graines, ramassées encore vertes, se font sécher et se mélangent dans les biscuits apéro, les gomasios…

Le biotope des prairies est malheureusement de plus en plus menacé à cause de l’agriculure intensive qui lessive et compacte les sols. Observez-les : pas une seule plante n’y pousse. Il ne reste que des fantômes végétaux grillés, rabougris et orangés. Dans le département du Cher, certaines zones évoquent une petite Beauce, un désert agricole qui laisse une sensation d’échec, de gâchis… Aujourd’hui, il existe encore des prairies préservées, essentiellement parce qu’elles y accueillent les vaches et les moutons.

Et c’est dans ce milieu naturel que l’on y retrouve des petits champignons blancs, cousins des champignons de Paris : les rosés de prés. Je vous invite à découvrir cet article très intéressant qui explique comment les reconnaître et les distinguer d’autres champignons toxiques, comme l’agaric jaunissant. D’autres champignons prospèrent dans les prairies, comme les coprins et les mycènes, aussi faut-il rester très vigilant car nombre d’entre ne sont pas comestibles. Suivez des stages mycologiques comme ceux de l’ADATER en forêt de Tronçais, vous repartirez avec de nombreuses connaissances sur ce sujet passionnant !

Ce sera l’occasion pour vous de profiter des derniers moments du brame du cerf… Bien que l’animal soit inféodé aux forêts, c’est dans les prairies qu’il aime proclamer son amour aux belles et défier ses concurrents….

Voilà, j’espère que cet aparté botanique et faunistique vous aura plu… Je vous donne rendez-vous prochainement dans un billet qui sera consacré à mon derrnier ouvrage paru chez la Plage : Gâteaux chics et nature. A bientôt ! (cliquez sur le titre du billet pour commenter)

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