Gaufres aux myrtilles des bois – FitFood Blog
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Gaufres aux myrtilles des bois

Comme je vous l’avais annoncé sur ma page Facebook, voici une recette avec des myrtilles sauvages… Oserais-je vous confier que je n’en avais jamais mangé de fraîches ? En confiture, dans les tartes au restaurant (lors de mes virées montagnardes avec mes parents), surgelées, en sirop ou dans la bière… mais jamais fraîchement cueillies.

L’histoire de la cueillette que je vous propose de découvrir remonte à l’année dernière, lors de ma présence au salon Savoirs & Saveurs à RoanneGaëlle et Xavier s’étaient arrêtés devant mes livres, notamment l’Appel gourmand de la forêt. De fil en aiguilles, nous avons fait connaissance et parlé des plantes et des fruits sauvages que je n’avais jamais eu la chance de glaner. “On a un super spot à myrtilles des bois du côté de Saint-Étienne. Si tu le souhaites l’année prochaine, on peut t’y emmener”… J’étais aux anges !

Juillet 2012, Gaëlle me recontacte pour me dire que les myrtilles sont prêtes à être ramassées. Après 4 heures 30 de route (motivée n’est-ce pas !), j’ai découvert accompagnée de ses parents un lieu magique situé dans les hauteurs de Saint-Étienne. Le long d’un chemin caillouteux et grimpant, je distinguais d’immenses tapis de verdure ponctués de petites touches bleuâtres. Jamais je n’ai mangé de myrtilles aussi bonnes… Sucrées, juteuses, légèrement acides et empreintes d’un parfum de sous-bois absolument irrésistible.

La Vaccinium myrtillusnotre myrtilles des bois, est bien différente de la variété américaineVaccinium corymbosummyrtille d’origine américaine, cultivée désormais sous nos latitudes et vendue en barquettes dans le commerce. Elle est plus petite (de la taille d’un petit pois pour les plus gros spécimens), plus sombre avec une teinte noire bleutée, sa chair rouge (et non blanche comme l’américaine, qui ne tâche pas d’ailleurs), plus sucrée, plus aromatique, bref, c’est à mes yeux la reine des myrtilles. Autre différence botanique, la sauvage forme de petits arbrisseaux ne dépassant pas les 50 cm, l’américaine est un arbuste (avec un tronc donc) pouvant atteindre 2 mètres de hauteur.

Il faut beaucoup de temps pour en ramasser des quantités intéressantes et l’usage du peigne semble être courant dans la région. A certains endroits de la station, j’ai pu observer des arbrisseaux particulièrement abîmés. Les petites feuilles douces, fines et pointues portaient des cicatrices jaunâtres indiquant un “griffage” forcé. Certaines tiges étaient complètement effeuillées. A cet instant, je me suis demandé si c’était l’outil qui pose problème ou la main de celui qui l’utilise. Le peigne a un autre inconvénient, il accroche brindilles et feuilles qu’il convient ensuite de trier. Alors, est-ce un gain de temps ? Ca se discute, si le cueilleur sait peigner en douceur. Sachez que son usage est toléré mais interdit en Haute-Saône et que la cueillette de myrtilles sauvages (période et quantité par personne) est soumise à la réglementation (renseignez-vous auprès de votre préfecture).

Après cette petite escapade, je me suis rendue à Saint-Étienne, dans le restaurant de Gaëllela Cantine verte (j’y consacrerai un article à la fin du mois). Entre toutes les bonnes choses qu’elle avait préparées, j’ai adoré sa panna cotta aux myrtilles des bois. En voiture, sur le chemin du retour, j’ai eu le temps de réfléchir aux recettes que j’allais concocter avec ces fruits sauvages. L’idée de les mélanger dans une pâte à gaufres m’a séduite d’emblée, encore fallait-il trouver LA bonne recette de gaufres. Vous savez, celles que l’on mange à la fête foraine, celles qui sont croustillantes en surface et moelleuses à coeur ! Mais quelle est l’astuce pour rivaliser avec la recette des forains ?

Dans la pâte, ne pas mettre de lait… mais de l’eau fraîche et/ou de la bière. Je ne vais pas vous mentir, je l’ai appris il n’y a pas longtemps en lisant le fascicule livré avec mon gaufrier-coeur Lagrange. D’ailleurs, je vous recommande vivement cet appareil très robuste, en fonte d’aluminium alimentaire et de fabrication française. C’est le même que Solange utilise pour réaliser les fameuses gaufres dunkerquoises (avec les plaques spécial gaufrettes).

Si vous ne trouvez pas de myrtilles des bois, ne soyez pas déçu : vous avez une bonne recette de gaufres, comme on les aime. Merci à toi Gaëlle ainsi qu’à tes parents (qui ont été d’excellents guides !).

Edit du post le 2/08/2012 à 23h37 : merci de vous reporter à mon commentaire (n°8) pour en savoir plus sur le risque d’échinococcose.

Ingrédients pour une vingtaine de gaufres-coeur 250 g de farine de blé type 65 – 1 c. à c. bombée de poudre à lever (5 g) – 10 g de sucre blond de canne – 2 œufs – 200 ml d’eau fraîche – 150 ml de bière) – 50 ml d’huile de tournesol – 120 g de myrtilles des bois – sucre glace
Temps de préparation : 40 minutes
Niveau : facile
Coût : économique

1. Dans un grand saladier, mélangez la farine, la poudre à lever et le sucre.

2. Faites un puits, et ajoutez au centre les œufs. 

3. Incorporez en alternant l’eau, la bière et l’huile de tournesol. 

4. Laissez reposer pendant 1 heure. 

5. Ajoutez les myrtilles puis mélangez délicatement.

6. Faites préchauffer votre appareil à gaufre.

7. Quand l’appareil est chaud, graissez les deux plaques avec un pinceau alimentaire imbibé d’huile. Versez une louchée sur les plaques en s’assurant que les carreaux sont tous remplis.

8. Refermez l’appareil et maintenez-le pendant 10 secondes. Retournez-le pour répartir la pâte. Laissez cuire quelques minutes (temps à adapter en fonction de votre appareil). 

9. Démoulez les gaufres délicatement avec la pointe d’un couteau. Procédez de la même façon avec le reste de pâte. 

10. Saupoudrez d’un voile de sucre glace, servez.

A savoir : si vous ne souhaitez pas utiliser de bière, il suffit de la remplacer par de l’eau fraîche.

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