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Layer cake meringué au citron et au pavot

Promis, je ne poste plus de recettes sucrées avant un moment ! Je ne sais pas vous, mais je vois de plus en plus de gâteaux à étages dans la blogosphère culinaire. Comme à l’époque des macarons, j’ai voulu m’y coller…

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L’idée à fait son chemin et j’ai proposé à Manue que nous lancions toutes les deux un petit défi sur Facebook à celles et ceux qui se seraient tentés de réaliser des layer cakes (c’est Manue qui m’a indiqué le vrai nom… A trop fouiner dans les plantes et les produits bio, je suis parfois dépassée par les nouvelles tendances !). Bref, toujours est-il qu’après quelques essais infructueux (un ratage total d’une version carrot et beetroot cake), je suis enfin parvenue à sortir un gâteau yummy comme tout : un layer cake, meringué au citron et pavot.

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A la suite de mes échecs, j’ai convenu d’une chose évidente (et n’y voyez sincèrement pas de la fausse modestie) : je ne sais pas faire de beaux gâteau cylindriques, parfaitement lisses, comme Rosie du blog Sweetpolita (qui propose des tutoriels assez incroyables), Linda de Call me cupcake ou Lyndsay de Love and olive oil. Mais attendez, les françaises s’en sortent pas mal non plus ! Admirez le rainbow cake de Manuela version automnale de Parigotele ”triple layer cake ” rose de Lilie ou encore le ”red velvet” de Mon grain de sucre.

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Non, je n’ai pas la patience, la technique, les ustensiles et l’expérience de ces pâtissières hors-pair ! Alors comment faire ? Eh bien, miser sur une présentation un peu déglinguée, genre j’ai empilé les gâteaux comme ça, bim-bam-boum. Et vas-y que ça coule bien sur les bords, yes ! Notez bien que faire du faux “pas présenté”, ça prend tout de même du temps. A défaut de pouvoir vous donner des conseils pour réussir des layer cakes haute-couture, je peux donner quelques pistes pour réussir les versions à l’arrache (pardonnez-moi l’expression, mais je n’ai rien trouvé d’autres !).

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Si vous faites un seul gâteau (utilisez un moule à charnière assez haut), ne cherchez pas à le couper parfaitement. Appliquez-vous tout de même ! Si vous réalisez deux ou trois gâteaux, pensez à utiliser des moules de diamètre pas trop larges (maximum 20 cm). Côté garniture, tout est possible, mais gardez en tête qu’elle devra supporter le poids du gâteau sur le dessus. Cela fonctionne très bien avec une ganache montée (moitié chocolat fondu, moitié crème fouettée), une crème au beurre (comme Manue), une crème au mascarpone (500 g), au yaourt de brebis (125 g) et au sucre glace (150 g). Vous pouvez sinon faire comme dans cette recette, à savoir réaliser des disques de meringues (ondulées, pour donner du relief) et compléter avec une crème de fruits allégée en sucre (ici un lemon curd).

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Quand vous montez votre gâteau, mettez plus de crème sur les bords (à l’aide d’une poche à douille), pour que cela dégouline un peu ! Pour le dessus, plusieurs options. Cela peut être un glaçage au citron (comme dans cette recette), du chocolat fondu, du caramel au beurre salé, un coulis de fruits rouges gélifié avec de l’agar-agar. Enfin, petite touche finale, ajoutez des “paillettes” comestibles comme des graines de pavot, des éclats de noisette, des pépites de chocolat… Si vous recherchez encore des idées de décoration, vous pouvez aller jeter un oeil chez Sweetly cakes

Voilà, j’espère que vous serez tenté de faire ce layer cake version Cuisine Campagne, très léger avec sa génoise moelleuse (à base de farine de riz), son lemon curd (sans beurre) et sa meringue (très chewy). Si vous le souhaitez, vous pouvez l’accompagner d’un peu de crème fouettée. En attendant, Manue et moi vous attendons sur la page Facebook Layer cake et autres gâteaux à étages pour découvrir vos créations (splendides, on n’en doute pas !). Il n’y a rien à gagner, l’objectif étant simplement le partage (par contre, ne postez pas vos vieilles recettes d’il y a deux ans, donc hop hop hop, aux fourneaux !).

Enfin, petit rappel, je vous donne rendez-vous lundi prochain à 21 h sur ma page Facebookpour tenter de gagner trois exemplaires de mon dernier livre : BAIES ET PETITS FRUITS, paru aux éditions La Plage !

Ingrédients pour 6/8 personnes
Pour le biscuit génoise : 7 oeufs – 1 pincée de sel – 1 c. à c. de jus de citron – 120 g de sucre blond de canne – 20 g de graines de pavot – 80 g de farine de riz (ou de blé) – 100 g de fécule de maïs (ou d’arrow-root) – 
Pour le lemon curd : 6 jaunes d’oeuf – 150 ml de jus de citron (le jus de 4/5 citrons bio) – le zeste d’un citron – 80 g de sucre blond de canne – 120 g de purée d’amande (ou de beurre) – 60 ml de crème soja
Pour la meringue : 4 blancs d’oeuf – 1 pincée de sel – 1 c. à c. de jus de citron – 160 g de sucre blond de canne
Pour le glaçage : 20 ml de jus de citron – 100 g de sucre glace
Temps de préparation : 2 h 15
Niveau : moyen

1. Préchauffez le four à 160° C. Préparez le biscuit génoise. Cassez les oeufs et séparez les blancs des jaunes.

2. Montez les blancs en neige avec le sel et le jus de citron. Commencez à battre lentement pour les détendre, puis augmentez la vitesse peu à peu.

3. Fouettez les jaunes avec le sucre et les graines de pavot, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporez ce mélange aux blancs à l’aide d’une spatule souple. 

4. Tamisez la farine de riz et la fécule de maïs. Versez-la en pluie sur la pâte et mélangez le tout délicatement, toujours avec la spatule.

5. Beurrez ou chemisez un moule à charnière haut de 17 cm de diamètre (ou 3 moules standards de 4/5 cm de haut). Versez la pâte dedans et enfournez pendant 1 heure (ou 20 minutes si vous utilisez des moules standards).

6. Pendant ce temps, préparez le lemon curd. Mélangez tous les ingrédients dans une casserole à bain-marie ou dans un saladier que vous posez sur une casserole d’eau. Portez l’eau doucement à ébullition. Mélangez sans cesse, jusqu’à ce que le mélange devienne bien épais (au moins 10 minutes). Laissez refroidir.

7. Vérifiez la cuisson de la génoise avec une aiguille qui doit ressortir parfaitement sèche. Laissez refroidir sur le plan de travail puis, démoulez.

8. Préparez les disques de meringue. Baissez la température du four à 110 °C. Montez les blancs en neige avec le sel et le jus de citron. Commencez à battre lentement pour les détendre, puis, tandis que vous augmentez la vitesse peu à peu, ajoutez le sucre en plusieurs fois. Les blancs doivent former une masse compacte et nacrée.

9. Mettez-les dans une poche à douille. Chemisez une plaque de papier sulfurisé (faites-la tenir en déposant des pointes de meringue crue aux quatre coins de la plaque). Posez le fond de votre moule à charnière dessus (à gauche) et à l’aide d’un crayon de papier, faites-en le pourtour afin de bien pouvoir calibrer les disques de meringue. Procédez de la même façon à droite de façon à former 2 disques.

10. Formez des disques avec la pointe de la douille, en réalisant des vaguelettes.

11. Enfournez pendant 2h30. Quand les disques de meringue sont cuits, décollez-les délicatement.

12. Assemblez le layer cake. Coupez la génoise en trois dans le sens de la hauteur. Étalez une couche de lemon curd sur la première couche de génoise, posez un disque de meringue, puis ajoutez à nouveau une couche de lemon curd. Procédez de la même façon avec le reste de génoise.

13. Préparez le glaçage. Mélangez le jus de citron avec le sucre glace. Versez-le sur le layer cake. Saupoudrez de part et d’autre de graines de pavot. C’est prêt !

A noter : le lemon curd proposé dans cette recette est volontairement très peu sucré, pour contrebalancer avec la meringue. Si vous souhaitez le réaliser pour le déguster sur du pain ou l’utiliser dans un gâteau roulé, ajoutez 170 g de sucre. Enfin, n’assemblez pas le gâteau trop à l’avance, pour éviter que la meringue ne ramollisse trop.

Gâteau norvégien aux pommes acides et aux airelles

Une recette de bon-gros-gâteau réconfortant vous tente ? J’ai ce qu’il faut ! Vendredi dernier, après avoir jardiné toute la journée, j’avais envie de réaliser une pâtisserie pas trop compliquée avec les restes du placard. Il y a quelques temps, j’avais repéré ici ou encore , une recette de gâteau norvégien aux pommes, appelé Eplekake (dont la sonorité évoque l‘apple cake anglais).

Sa texture n’est pas sans rappeler celle du gâteau au yaourt mais avec une texture plus fine et plus fondante, assez proche du muffin. J’ai un peu modifié la recette initiale en remplaçant une partie de la farine de blé type 55 (blanche) par de la farine de blé type 80 et de la farine de petit épeautre, le beurre par de la purée d’amande, en ajoutant du sucre de canne complet et quelques airelles (pour rester sur la lignée scandinave !). Dans certaines versions, on y ajoute du gingembre frais finement râpé ou des zestes d’orange. J’ai retenu l’idée pour apporter encore plus de saveur à ce gâteau.

Ce qui ne change pas dans le traditionnel Eplekake norvégien, c’est l’utilisation de pommes acides (des Gold Rush pour moi, très juteuses, très sucrées et acidulées), de cannelle en poudre et sa présentation typique, avec les quartiers de pomme déposés à la surface de la pâte pour former une jolie rosace. Évitez alors de faire comme moi en utilisant un moule à savarin. Les morceaux de pomme se sont un peu affaissés, dommage. Enfin, le goût était au rendez-vous et après une bonne session de gratouillage de terre sous ce soleil d’hiver, cet Epleckake est tombé à pic !

Ingrédients pour 8 personnes
100 g de farine de blé type 55 – 50 g de farine de blé type 80 – 50 g de farine de petit épeautre – 2 c. à c. de poudre à lever – 90 g de sucre blond de canne – 90 g de sucre de canne intégral – le zeste d’une orange bio – 1/2 pouce de gingembre frais finement râpé – 2 oeufs – 80 g de purée d’amande – 125 ml de lait ribot (ou de yaourt fouetté) – 1 c. à c. d’extrait de vanille liquide – 4 pommes acides – 200 g d’airelles rouges égouttées (en conserve ou surgelées)
Temps de préparation : 25 minutes
Niveau : facile
Coût : raisonnable

1. Préchauffez le four à 180° C. Brassez dans un saladier les farines, la poudre à lever, les sucres, le zeste d’orange et le gingembre.

2. Mélangez dans un autre saladier les oeufs, la purée d’amande, le lait ribot et la vanille. Versez le tout sur le mélange sec et travaillez la pâte à l’aide d’une cuillère en bois.

3. Pelez les pommes et coupez-les en quartiers, puis fendez ces quartiers en deux. 

4. Versez la pâte dans un moule à manquer recouvert de papier sulfurisé ou huilé. Enfoncez dedans la moitié des pommes. Répartissez les airelles. Déposez enfin sur le dessus de la pâte le reste des pommes (sans les enfoncer) de manière circulaire. Saupoudrez d’un voile de sucre de canne.

5. Faites cuire pendant 45 minutes, jusqu’à ce que l’Eplekake soit bien doré.

Gâteau persan aux noix

Cette recette était notée dans un cahier perdu quelque part dans le méandre de mes cartons de cuisine. Je me souviens à l’époque que son nom m’avait fait rêver. Avant de lire la liste des ingrédients, je n’avais aucune idée de sa composition. Dans un gâteau persan, il devait forcément y avoir des épices

En faisant des recherches, j’ai appris que la cuisine iranienne n’est pas vraiment épicée (dans le sens “relevée”), mais plutôt parfumée. On y retrouve souvent des herbes fraîches(persil, coriandre…), de l’ail séché, de la lime séchée (limou amani), de l’épine-vinette séchée(zereshk) pour donner aux plats des notes fraiches et acidulées. Côté sucré, de l’eau de rose, de la cardamome, du safran (l’Iran en est le plus grand producteur mondial), de la cannelle(de temps en temps), des pistaches(avec une grosse production également), des dattes, des noix.

Des noix, j’en ai justement trouvé à Périgueux le week-end dernier, lors du salon international du Livre gourmand. Avec Bérengère et Valérie, je me suis baladée dans un petit marché très sympa, avec plein de produits locaux très attrayants. Au loin, j ‘ai repéré un jeune homme avec un bonnet en laine (il avait une tête à manger bio !). Sur son stand, il y avait de belles noix, pas trop chères. Allez hop, j’en prends 2 kilos ! Il faut dire que la saison des noix a été mauvaise dans le Berry, alors on se dépanne comme on peut.

De retour à la maison, je me suis souvenue de ce gâteau persan et je n’avais qu’une envie, le réaliser. J’ai aimé utiliser le café (ingrédient relativement rare dans les pâtisseries françaises) et goûté la pâte crue, très prometteuse. Une fois le gâteau dans le four, j’ai enfilé les bottes, pris l’appareil photo et emmené mes chiens se promener. A cinquante mètres de la maison se retrouve une forêt dont vous entrapercevez l’orée sur la photo.

Gaïa, aux couleurs de l’automne, sait faire la belle pour les “besoins” du blog (comme trouver des images illustrant des bonheurs simples). Tandis que je m’extasiais devant ses petites billes marron qui me fixaient, je me suis souvenue que j’avais un gâteau dans le four. Sifflement pour rameuter les deux “noirs”, retour au pas de courses… ouf, il n’est pas brûlé !

Quelle odeur enivrante en rentrant dans la cuisine ! Un mélange de noix torréfiées aux senteurs orientales, sublimé par la chaleur du poêle à bois. Il a fallu être patiente, attendre que le gâteau refroidisse avant de le démouler. J’aurais pu le présenter comme un banal gâteau au yaourt, mais il méritait un beau présentoir à gâteau (déniché chez Guillemette) et quelques petites décorations. J’ai simplement découpé des fleurs sur un support cartonné, je les ai appliquées sur le gâteau (retourné) que j’ai ensuite saupoudré de sucre glace. Après avoir pris les photos, j’ai pu enfin le déguster. Il a tenu ses promesses avec sa texture hyper moelleuse et fondante et la richesse de ses parfums.

Merci à vous Florence pour cette recette ! Je l’ai un peu revue en remplaçant la crème fraîche par un yaourt de brebis et du lait fermenté, la farine de blé par de la farine de riz(ingrédients utilisés dans la cuisine iranienne), en ajoutant de la purée d’amande et en doublant les proportions pour avoir un beau-gros-gâteau. Votre fille m’avait donnée cette recette en même temps que celle du cake au pavot et des bounty maison qui ont beaucoup plu. Grâce à vous, ce gâteau persan va peut-être voyager dans d’autres cuisines…

Ingrédients pour 8 personnes
200 g de cerneaux de noix – 2 œufs – 180 g de sucre blond de canne – 1 yaourt de brebis – 100 ml de lait fermé/ribot (ou un 2ème yaourt) – 50 g de purée d’amande (ou d’huile) -180 g de farine de riz – 1 sachet de poudre à lever – 3 capsules de cardamome – 1 c. à c. rase de cannelle – 2 c. à s. de café soluble et fin (à défaut broyé), ou de chicorée ou de Bambu) – sucre glace et cerneaux de noix pour la décoration.
Temps de préparation : 20 min
Temps de cuisson : 40 min

1. Préchauffez le four à 170° C. Mixez 100 g de noix. Hachez le reste au couteau. Réservez.

2. Cassez les œufs au-dessus d’un saladier. Fouettez-les avec le sucre, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. 

3. Ajoutez le yaourt de brebis, le lait ribot, la purée d’amande et les noix. 

4. Dans un autre saladier, mélangez la farine de riz et la poudre à lever.

5. Ouvrez les capsules de cardamome et broyez les graines au mortier. Ajoutez-les à la farine ainsi que la cannelle et le café. Mélangez.

6. Versez ce mélange sec sur le mélange humide et brassez les ingrédients avec une cuillère en bois. 

7. Chemisez un petit moule à gâteau (18 cm de diamètre) et versez la pâte dedans. Enfournez pour 40 minutes.

8. Démoulez quand le gâteau a refroidi et décorez avec du sucre glace et des cerneaux de noix.