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Mimi et les ancolies

Les lecteurs qui me suivent sur ma page Facebook ont l’habitude de voir publier les photos des animaux qui je côtoie dans mon quotidien. Mimi, petite chatte abandonnée, en fait partie.

Elle a élu domicile il y a deux ans chez mes voisins qui l’ont recueillie de suite. Elle était toute jeune, un peu perdue, maigre, sans collier, sans tatouage. On ne connaîtra jamais l’histoire de sa naissance. Les matous de la campagne avoisinantes ont vite craqué pour ses beaux yeux jaunes. Et naturellement l’été dernier, elle a mis au monde une adorable minette aux yeux bleu turquoise, Virgule. A notre arrivée dans notre nouvelle maison, elles se sont mises à squatter notre grange et les bottes de paille qui jonchent notre jardin.

Depuis un mois, nos voisins ont quitté le petit hameau pour emménager dans une nouvelle maison qui se situe au bord d’une route passagère, présentant trop de risques pour elles. Et puis, les sauvageonnes sont bien trop habituées à la chasser les souris dans l’immense prairie qui nous entoure ! D’un commun accord et avec joie, l’homme-ours et moi sommes devenus leurs nouveaux maîtres. Dimanche en fin d’après-midi, tandis que je partais cueillir des asperges des bois dans la forêt accolée à notre jardin, Mimi a commencé à me suivreau trot, comme un chien…

De temps en temps, elle faisait des pauses dans cette grande allée verdoyante ponctuée d’ancolies. Ces fleurs, communes dans les jardins, poussent spontanément dans les forêts claires à sol calcaire. Comme beaucoup de Renonculacées (aconit napel, anémone sylvestre, bouton d’or, ficaire…), l’ancolie est très toxique (même pour les animaux). Autrefois utilisée pour ses vertus prétendues aphrodisiaques, elle est aujourd’hui utilisée à des fins ornementales. En observant la forme étonnante de ses pétales recourbés et ses longs sépales pointus, on comprend pourquoi elle est surnommée “clochette”.

Mimi m’observait en train de photographier la fleur et naturellement, elle faisait de même… C’était adorable. Et dès que je posais mon panier par terre pour cueillir quelques asperges des bois, elle se glissait dedans avec nonchalance et regardait mon objectif en clignant des yeux. Si j’avais voulu la forcer à le faire, cela aurait été bien entendu impossible !

Il était presque 20 heures, il fallait rentrer. Pour gagner du temps et parce que j’avais envie de profiter encore du soleil, j’ai coupé à travers champs. Face à moi, un spectacle singulier, celui des orges qui ondulaient au gré du vent. A cet instant, j’étais animée par un sentiment assez partagé. J’aimais me retrouver au milieu de cette mer végétale, à écouter le susurrement des céréales qui me soufflaient leurs secrets…

… mais en observant le sol, je constatais qu’aucun insecte n’était présent. Aucune vie. J’ai pris mon temps, je me suis mise à ras le sol et je l’ai scruté un moment avant d’arriver à cette triste constatation. Heureusement Mimi, toujours là, a continué d’enchanter ma balade en se glissant à nouveau dans mon panier. J’ai supposé qu’elle était fatiguée. Alors, je l’ai portée ainsi, panier dans mes bras, pour qu’elle observe comme moi l’horizon doré qui se profilait devant nous…

Mimi et Virgule ont trouvé une famille d’adoption, qui les aime, les nourrit et les protège. Cette histoire simple, issue de mon quotidien, doit parler à tous ceux qui font de même avec les animaux qui se trouvent un jour sur leur chemin. Ce billet est l’occasion aussi pour moi de vous parler d’une triste affaire qui a défrayé la chronique chez nous dans le Berry : une trentaine de bichons vivant dans des conditions inimaginables. Ils sont désormais sauvés, grâce à la SPA du Cher et au refuge de Beauregard de Nevers. D’ici quelques temps ils pourront être adoptés et retrouver, je l’espère, une vraie famille. N’oubliez pas les autresabandonnés pour autant, ils attendent depuis trop longtemps…

Week-end à Londres

J’aurais pu mettre comme photo d’accroche le Big Ben, un bus rouge à deux étages, un taxi “black cab” ou la place de Picadilly Circus. Mais finalement, j’ai choisi de présenter un graff d’Amy Whinehouse pour souligner l’angle de ce billet consacré à LondresUn Londres qui sort un peu plus des sentiers battus.

L’objectif était avant tout de faire découvrir aux enfants le pays de Shakespeare et de les immerger le temps d’un week-end dans un bain linguistique“Il faut bien apprendre l’anglais, ça vous sera toujours utile pour voyager !”. De mon côté, je voulais revoir les quartiers alternatifs qui m’avaient tant charmé il y a 15 ans de cela et vous donner de bonnes adresses.

Camden town : le quartier rock, punk et gothique

Dès notre arrivée, nous avons exploré les rues typiques de Camden town, quartier résidentiel d’Amy Whinehouse justement. Loin d’être une balade de pèlerinage, nous souhaitions surtout nous rendre dans un restaurant, Haché Burger, qui propose, d’après les guides touristiques, les meilleurs hamburgers de Londres. Accueil chaleureux, cadre original, carte très variée (une trentaine de déclinaisons dont des végétariennes à base de falafels), hamburgers avec du pain brioché type buns ou ciabatta, garniture généreuse et appétissante, frites ultra-croustillantes, prix raisonnable, je recommande vraiment ce restaurant.

La promenade dans le dédale des ruelles du marché de Camden town évoque un souk version british, avec d’innombrables stands de fripes, de souvenirs I love London, de gadgets fluo en tout genre… souvent made in China, soyons honnête. Dans la rue principale, Camden road, nous avons plus entendu parler français qu’anglais. Normal, c’est un coin qui reste très touristique, mais malgré tout agréable à visiter. Si vous voulez ramener des Doc Martens, il y a du choix (mais pas à des prix imbattables). Camden town est cela dit réputé pour sa street food (dégustez des jacket potataoes, c’est pas cher et c’est bon).


Natural History Museum : un fantastique musée dédié à la Nature

Le lendemain matin, direction le Natural History Museum dans le quartier de South Kensington, à 10 minutes à pied de Harrods. En tant qu’amoureux de la nature, c’était pour nous une étape incontournable. A l’arrivée, on est tombé sous le charme de cet édifice aux allures de cathédrale, construit en 1881. Au départ, c’est un médecin naturaliste et collectionneur, Hans Sloane (1660-1753) qui légua à sa mort plus de 80 000 objets et ouvrages, notamment recueillis lors de son expédition en Jamaïque en 1687 – on lui doit d’ailleurs l’introduction du chocolat en Angleterre-. Londres hérita alors d’un trésor considérable, placé au départ au Bristish Museum.

Plus tard, Richard Owen, scientifique émérite, proposa de créer un muséum d’histoire naturelle qui accueillerait l’ensemble des collections de l’Empire britannique (ramenées des colonies aux quatre coins de la planète). Cet homme, spécialisé dans l’anatomie squelettique, fit une découverte qui bouleversa le monde. Il détermina l’existence d’un nouveau groupe de reptiles qu’il baptisa “dinosaures” (du grec signifiant “terribles lézards”). L’empreinte de cette trouvaille reste bien ancré dans le NHM de Londres. Dans le hall central, les visiteurs sont accueillis par Dippy, une reproduction d’un diplodocus grandeur nature installée en 1905. Une immense galerie (très pédagogique) est consacrée aux dinosaures, ne la manquez surtout pas !

Le National History Museum, c’est aussi de splendides galeries sur la biologie humaine, les primates, les oiseaux, les mammifères, les insectes, la géologie, les minéraux et les météorites. Au total, le muséum détient 70 millions de spécimens dont une seule fraction est exposée au grand public, le reste étant conservé précieusement dans les archives souterraines… 350 scientifiques permanents oeuvrent pour leur préservation et la découverte de nouveaux trésors partout dans le monde. Bref, c’est un incontournable que je vous invite tous à découvrir ! Comptez une bonne journée pour visiter toutes les ailes du bâtiment.

Nous sommes ressortis du muséum plutôt affamés et intuitivement, nous avons traversé la rue pour atteindre Exhibition road, à la recherche d’un petit restaurant sympa. Il suffit de garder quels sont les établissements pleins pour éviter de se tromper. Au bout de 300 mètres, nous sommes tombés sur le Comptoir Libanais (in French), il y avait déjà pas mal de monde. Le cadre est vraiment atypique pour un resto oriental. C’est une sorte de cantine aux allures de bistrot des années 30 mais en version libanaise ! On est loin des décorations dorées too much. Côté cuisine, les prix sont raisonnables, les plats très frais et généreux (le mezze végétarien était délicieux), les boissons succulentes (je vous recommande les limonades, orange-grenade, pomme-menthe-gingembre)… Accueil souriant et service efficace, c’est une bonne adresse à retenir.


Old spitafields market

Ce marché était situé à quelques minutes de notre hôtel. Construit en 1876, le bâtiment est un bel exemple d’architecture victorienne qui accueille aujourd’hui des boutiques plutôt tendance, assez orientées vintage et brocante. Au coeur du marché se trouvent des stands de bric-à-bric en tout genre pour les petits budgets. J’ai aimé ce lieu pour sa taille (à dimension humaine) et le large choix de magasins. On peut y passer l’après-midi sans craindre l’étouffement. Si Covent garden vous a fait une moindre impression, tentez le marché de Old Spitafield, vous ne serez pas déçu.

Toujours dans le même quartier (métro Shoreditch High street ou Aldgate street), juste en face du marché couvert, nous avons mangé chez les Poppies of Spitafieldsl’un des meilleurs restaurants londoniens de Fish & Chips (l’établissement existe depuis 1945). Ambiance Amérique des années 50 avec une salle lumineuse aux tons bleu pastel, un juke-box splendide, des serveuses lookées dans le même esprit… une fois encore, l’accueil a été chaleureux, le service rapide et les plats très bons (quoique un peu gras, mais ça on s’en doutait quand même un peu). Pour info, les poissons servis chez les Poppies sont issus de pêche durable (label MSC).


Brick Lane : fief des Bangladais et des street-art’istes

Brick Lane street (ainsi que ses rues annexes) a été mon gros coup de coeur durant ce séjour. Elle se situe non loin du marché de Old Spitafields et est surnommée “Banglatown”. Si vous vous y rendez le soir, vous serez probablement alpagués par les rabateurs des restaurants indiens, pakistanais ou bangladais (certes très polis et gentils, mais au bout de la vingtième fois, on peut être lassé.). En revanche, pour vivre une expérience londonienne vraiment agréable, rendez-vous à Brick Lane le dimanche matin. Il s’y tient un marché alternatif assez incroyable dans lequel on retrouve essentiellement des objets d’occasion. Des pièces de mobylette, de la vieille vaisselle, des tissus indiens, des vestes en cuir, des magasins de vintage, des petites boutiques de créateurs initiateurs de nouvelles tendances, des stands de street-food à gogo… Là-bas se dévoile le vrai visage de Londres : une ville cosmopolite, chaleureuse et pleine de couleurs. J’en veux pour preuve ces oeuvres de street-art que l’on retrouve partout à Brick Lane…

Depuis plusieurs années, les graffeurs expriment leur talent sur les murs de brique de ce quartier autrefois tristounet. Parmi eux, j’aime beaucoup le travail de Roa. Il représente des animaux géants (grue, rat, lapin…), en noir et blanc avec un effet crayonné qui lui est propre, qui semblent dénués de vie dans cet environnement urbain. Chacun trouvera dans ses dessins un ou des messages sur lesquels on est amené à méditer…

Marlaky se démarque avec ses personnages fantasmagoriques haut en couleurs, alliant rondeurs et zig-zag (ci-dessus à droite). C’est le profil type du graffeur : illustrateur, graphiste et skater … Sur le marché de Brick Lane, la population du quartier est à l’image de ses murs : résolument jeune, arty, bo-bo, un peu déglinguée, mais cool et open-minded. Plusieurs d’entre eux sont venus me parler tandis que je prenais des photos. Un SDF m’a même guidé dans les petites rues paumées pour me montrer de nouveaux graffs.

J’ai également aimé les oeuvres de James Cochran aka Jimmy C (voir ci-dessous), dont vous pouvez découvrir le travail sur cette vidéo relative au portrait de Usaïn Bolt. De loin, les visages semblent nets, mais de près, on remarque que sa manière de jouer avec les bombes est proche du pointillisme.

Tout en haut de Brick Lane street, vous retrouverez une autre institution culinaire de Londres, la boulangerie-deli Beigel Bake, qui comme son nom l’indique ne vend que des bagels. Après avoir fait un billet sur le sujet, je ne pouvais pas manquer cette adresse ! J’ai pris des sandwichs pour notre retour en Eurostar, ils étaient délicieux. L’établissement étant ouvert 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, il est le rendez-vous à la fois des habitants du quartier, des badauds du dimanche et des noctambules.

Enfin, dernière adresse à vous recommander, un salon de théKahaila, dans lequel j’ai dégusté un carrot cake moelleux et aromatique à souhait, servi avec un thé noir brûlant. La décoration est vraiment classe, fait de briques et de bois. L’esprit roots de ce lieu traduit bien l’objectif fixé par les propriétaires : proposer un espace de détente gourmand, avec une orientation éco-citoyenne. Une partie de bénéfices obtenus est allouée en effet à des projets communautaires de quartier ou de bienfaisance. On n’y mange pas seulement. Concerts, slams et ateliers d’origami sont souvent organisés.

Nous arrivons à la fin de ce long billet consacré à Londres. J’espère qu’il vous aura donné envie de découvrir cette capitale sous un angle différent et que vous serez tenté de vous rendre dans tous ces bons restaurants ! (cliquez sur le titre pour commenter)

Bagels maison

J’avoue avoir été tentée de publier une recette de bouillon japonais (ou autre recette light), histoire de donner le change parmi les innombrables plats et desserts que vous avez dû engloutir ! Mais on a tous le mois de janvier pour y penser. Durant cette période de fêtes, le repos digestif n’est que de courte durée puisqu’il faut remettre le couvert pour la soirée du 31. Comme elle se célèbre plutôt avec les amis que la famille, l’organisation d’un buffet chic mais sans chichi s’impose pour beaucoup d’entre nous. J’ai alors pensé à préparer des bagels, vous connaissez ?

Ce sont des petits pains dodus en forme d’anneau, que l’on tranche pour y glisser une garniture d’ingrédients frais. Originaires d’Europe de l’Est, ils ont voyagé jusqu’aux États-Unis et au Canada au début du XXème siècle par l’intermédiaire des immigrants polonais juifs. Le mot “bagel” (prononcez “bey-gueul”) puise son étymologie dans diverses langues slaves et germaniques. Par exemple “bügel”, signifiant “étrier”en allemand, nous renvoie vers une légende retraçant son origine. En 1683, un boulanger juif viennois aurait créé un pain ressemblant à l’étrier d’une monture de cheval, afin de rendre hommage au roi Jean III Sobieski de Pologne-Lituanie, fin cavalier qui repoussa les invasions ottomanes et libéra ainsi les autrichiens. Certains historiens estiment que le bagel est un ancêtre du obwarzanek (prononcez “ob-var-jon-eck”), pain polonais consommé à Cracovie depuis le milieu du XVIème siècle.

A son arrivée à New-York dans les années 1900, le bagel est produit d’emblée par des boulangers juifs dans de nombreuses petites fabriques, situées notamment dans le quartier de Lower East Side. Les conditions de travail étant particulièrement rudes, ils décident de former un syndicat, le Bagel Bakers Local 338. Dans les années 60, des machines à bagels voient le jour pour répondre à une demande de plus en plus croissante. C’est l’avènement de l’automatisation et la fin du bagel fait à la main par la communauté juive.

Symbole culinaire de la Grosse Pomme, le bagel souligne à la fois le métissage ethnique de la ville et le goût de ses habitants pour la street food. Il est principalement vendu dans des delis (contraction du mot “delicatessen“), commerces typiquement new-yorkais, à mi-chemin entre une épicerie et un restaurant. Le Murray’s bagels fait partie des plus connus, mais bien d’autres delis offrent des bagels de qualité. Les new-yorkais les mangent souvent agrémentés d’un schmear (nappage en slang, argot américain) de cream cheese.

Composé de farine de blé riche en gluten, de levure de boulanger, d’eau, de sirop d’orge malté et de sel, le bagel détient une particularité dans sa cuisson. Après avoir fait lever les anneaux de pâte, on les fait pocher dans de l’eau bouillante (étonnant non ?). On dore leur surface au jaune d’oeuf, on ajoute si on le souhaite des graines de pavot, de sésame (blanc, doré ou noir), de lin (doré ou brun), des flocons d’avoine, du cumin… Enfin, on fait cuire à four chaud pendant 15/20 minutes, jusqu’à ce que les pains soient bien dorés (les pâlots sont des faux !). Un bon bagel comporte une croûte croustillante et un coeur moelleux et légèrement élastique. Côté garniture, il y a beaucoup de variantes : avec du fromage à la crème (cream cheese) ; du saumon mariné (lox), du fromage à la crème et de la laitue ; du pastrami (poitrine de boeuf grasse – brisket – mise en saumure puis fumée) ; du poulet ou de la dinde dans la version BLT (Bacon, Laitue, Tomate) ; de beurre de cacahuètes ou de la confiture de myrtilles pour la version sucrée.

En ce qui concerne, j’ai garni mes bagels avec les restes du frigo : saumon fumé, guacamole, laitue, aneth ; Bleu du Vercos, betterave jaune, mayonnaise végétale, graines germées d’alfafa, de poireaux et de radis ; betterave rouge, fromage frais de brebis et roquette. Voilà, j’espère que cette recette à la fois classe et champêtre vous tentera pour votre soirée du 31. Entre deux coupes de champagne, je suis persuadée qu’elle fera des émules !

Je vous souhaite en avance une excellente année 2013 !

D’après une recette de Petits et grands pains d’une ferme bio, de Daniel Stevens (éditions La Plage).

Ingrédients pour 12 bagels
500 g de farine de blé type 55 – 250 ml d’eau tiède – 12 g de levure de boulanger fraîche (ou 6 g déshydratée) – 50 ml d’huile de tournesol – 1 cuillère à soupe de sirop d’orge (ou de miel ou de sirop d’érable) -10 g de sel – 1 oeuf – graines de pavot, de sésame, de lin, de courge…
Temps de préparation : 1 heure
Coût : économique
Niveau : moyen

1. Si vous avez une machine à pain, disposez tous les ingrédients (sauf l’oeuf et les graines) dans la cuve puis lancez le programme “pâte sans cuisson”. Laissez lever la pâte jusqu’à ce qu’elle double de volume (prolongez le repos dans la cuve si besoin).

2. Si vous préparez votre pain à la main : versez la farine et le sel dans un grand saladier, faites un puits et ajoutez l’eau tiède, la levure de boulanger, l’huile de tournesol et le sirop d’orge. Travaillez le mélange à la fourchette, puis basculez-le sur le plan de travail. Travaillez la pâte pendant 10 minutes, jusqu’à ce qu’elle soit souple, lisse et élastique. Mettez-la dans le saladier, couvrez et laissez lever jusqu’à ce qu’elle double de volume.

3. Divisez la pâte en 12 pâtons (de 70 g environ). Pour façonner les bagels, vous avez deux options : soit vous formez une boule que vous transpercez au centre avec votre index et élargissez (le trou doit être plus gros qu’une pièce de 2 €) ; soit vous formez un boudin de 15 cm de long que vous nouez après avoir humidifié l’extrémité (méthode plus académique). Déposez les bagels formés sur le plan de travail huilé (non fariné). Couvrez avec un torchon et laissez lever pendant 1h30.

4. Préchauffez le four à 200° C. Versez de l’eau dans une grande sauteuse (au moins 10 cm de haut) et faites bouillir à feu modéré. Pochez les bagels (4/5 par tournée) une minute de chaque côté. Immergez d’abord la face du bagel ayant été en contact avec le plan de travail, le pain gonflera mieux que l’autre face restée à l’air libre. Égouttez les pains quelques secondes sur un torchon, puis posez-les sur deux grandes plaques de pâtisserie (ou la lèche-frite) huilée.

5. Cassez l’oeuf et fouettez-le dans un bol avec une cuillère à café d’eau. Dorez les bagels sur toute leur surface à l’aide d’un pinceau alimentaire. Parsemez de graines de pavot, de sésame… et enfournez pour 15/20 minutes, jusqu’à ce que les bagels soient bien dorés.

6. Sortez-les du four et déposez-les sur une grille. Une fois refroidis, coupez-les en deux dans le sens de la longueur et ajoutez la garniture de votre choix.

A savoir : les bagels se consomment de préférence dans la journée (ou le lendemain à condition de les réchauffer un peu).

Brownie-cheesecake aux noix

Allez, je vous propose pour ce week-end une recette très légère, peu calorique et parfaite pour ponctuer un repas copieux : un brownie-cheesecake, avec plein de chocolat, de la ricotta et du cream-cheese

Vous avez compris le second degré, rassurez-moi ?! Le concept d’associer dans un même gâteau deux bases culinaires n’est pas nouveau, d’après Guillemette chez qui j’ai goûté un sublime “Brookies“, gâteau hybride d’un brownie et de cookies. J’avais l’impression d’avoir fait une découverte sensationnelle, mais finalement non. Par exemple en 2007, Loukoum avait déjà publié sur son blog une recette de brownie-cheesecake, inspirée du livre du salon de thé Rose BakeryDavid Lebowbitz a proposé ensuite sa version ici… Bref, j’avais envie de publier ma recette à moi, pas light du tout (enfin pas plus que les autres), parce que cela fait du bien parfois de manger un bon gâteau au chocolat bien riche !

Ce brownie-cheesecake est très simple à réaliser et demande peu de temps. C’est ma belette qui l’a préparé entièrement (la relève est assurée), et il a fallu la convaincre d’attendre le lendemain avant de le découper en carrés. Je ne suis pas fan de brownie à la base, mais son association avec un cheesecake apporte une vague de fraîcheur irrésistible.

Pour 8/10 personnes
Pâte à brownie : 250 g de chocolat à pâtisser – 150 g de beurre – 5 oeufs -100 g de sucre de canne – 100 g de farine de châtaigne – 50 g de cerneaux de noix concassés
Pâte à cheesecake : 250 g de ricotta – 250 g de cream-cheese (Philadephia ou Saint-Morêt) – 80 g de sucre de canne -2 oeufs
Temps de préparation : 40 min
Niveau : facile 
Coût : +++

1. Préchauffez le four à 160° C. Cassez le chocolat en morceaux et faites-le fondre au bain-marie.

2. Coupez le beurre en dés et incorporez-le hors du feu au chocolat fondu.

3. Dans un saladier, fouettez les oeufs et le sucre. Ajoutez le mélange de chocolat et de beurre, puis la farine de châtaigne.

4. Versez les 2/3 de la pâte dans un moule rectangulaire ou carré recouvert de papier sulfurisé. Répartissez les noix.

5. Préparez le cheesecake. Disposez la ricotta et le cream-cheese dans un saladier et fouettez-les avec une fourchette ou au batteur. Ne travaillez pas trop le mélange pour éviter qu’il ne devienne trop liquide.

6. Incorporez le sucre de canne, puis les oeufs.

7. Répartissez ce mélange sur la pâte à brownie, lissez la surface.

8. Ajoutez le reste de pâte à brownie et réalisez des motifs à l’aide d’une fourchette. 

9. Enfournez pour 40 minutes (la lame d’un couteau doit ressortir sèche). Laissez refroidir avant de placer le gâteau au réfrigérateur.

10. Le lendemain, découpez-le en carrés.

A noter : patientez 10 minutes avant de le déguster. C’est à température ambiante qu’il est meilleur !

La cantine verte

Quand je suis allée à Saint-Étienne pour ramasser des myrtilles sauvages en juillet dernier, j’ai découvert le fameux restaurant que Gaëlle venait d’ouvrir dans le centre-ville stéphanois. La cantine verte… le nom de son établissement est si bien choisi ! “Cantine” car la déco, la vaisselle et le service évoquent les écoles (d’antan), “verte” car tous les plats sont cuisinés avec des produits frais, de saison et le plus souvent bio.

Dès que l’on pousse la porte de son restaurant, on est séduit d’emblée par l’ambiance et les éléments de décoration. Les tables et les chaises d’écolier chinés en brocante, les verres Duralex, les trousses dans lesquelles sont glissés les couverts, les bon-points pour un plat chaud (à aller chercher après avoir consommé son entrée)… tout rappelle une école, avec un esprit scandinave retrouvé entre autres dans ses services à café (je veux les mêmes !).

J’ai beaucoup aimé le concept de son menu, très flexible : un plat du jour (viande mijotée ou poisson), servi avec une garniture de légumes (souvent épicée), une quiche (végétarienne) et une soupe (chaude ou froide). S’ajoute à ce trio une multitude de salades variées inspirées de la bio (légumes-racine, céréales, légumineuses, graines) et de desserts sublimes, qui m’ont d’ailleurs fait un peu penser à ceux que propose Guillemette dans son salon de thé à Lyon. Bières locales et jus de fruit bio en prime.

Tarte oignon-carotte-cumin, quiche au brie et aux noix, blanquette de poulet à l’indienne, risotto au safran, panna cotta aux fruits rouges, mousse au chocolat et feuillantine… Gaëlle et Patricia proposent une cuisine du quotidien, comme on l’aime. C’est délicieux, inspiré, coloré, bien assaisonné et très varié, de quoi satisfaire les working girl à la pause d’entre midi et deux, la gent masculine ayant un gros appétit, les végétariens et pourquoi pas vous ? Finalement, cette cantine n’a rien à voir avec celle de nos enfants !

Gaufres aux myrtilles des bois

Comme je vous l’avais annoncé sur ma page Facebook, voici une recette avec des myrtilles sauvages… Oserais-je vous confier que je n’en avais jamais mangé de fraîches ? En confiture, dans les tartes au restaurant (lors de mes virées montagnardes avec mes parents), surgelées, en sirop ou dans la bière… mais jamais fraîchement cueillies.

L’histoire de la cueillette que je vous propose de découvrir remonte à l’année dernière, lors de ma présence au salon Savoirs & Saveurs à RoanneGaëlle et Xavier s’étaient arrêtés devant mes livres, notamment l’Appel gourmand de la forêt. De fil en aiguilles, nous avons fait connaissance et parlé des plantes et des fruits sauvages que je n’avais jamais eu la chance de glaner. “On a un super spot à myrtilles des bois du côté de Saint-Étienne. Si tu le souhaites l’année prochaine, on peut t’y emmener”… J’étais aux anges !

Juillet 2012, Gaëlle me recontacte pour me dire que les myrtilles sont prêtes à être ramassées. Après 4 heures 30 de route (motivée n’est-ce pas !), j’ai découvert accompagnée de ses parents un lieu magique situé dans les hauteurs de Saint-Étienne. Le long d’un chemin caillouteux et grimpant, je distinguais d’immenses tapis de verdure ponctués de petites touches bleuâtres. Jamais je n’ai mangé de myrtilles aussi bonnes… Sucrées, juteuses, légèrement acides et empreintes d’un parfum de sous-bois absolument irrésistible.

La Vaccinium myrtillusnotre myrtilles des bois, est bien différente de la variété américaineVaccinium corymbosummyrtille d’origine américaine, cultivée désormais sous nos latitudes et vendue en barquettes dans le commerce. Elle est plus petite (de la taille d’un petit pois pour les plus gros spécimens), plus sombre avec une teinte noire bleutée, sa chair rouge (et non blanche comme l’américaine, qui ne tâche pas d’ailleurs), plus sucrée, plus aromatique, bref, c’est à mes yeux la reine des myrtilles. Autre différence botanique, la sauvage forme de petits arbrisseaux ne dépassant pas les 50 cm, l’américaine est un arbuste (avec un tronc donc) pouvant atteindre 2 mètres de hauteur.

Il faut beaucoup de temps pour en ramasser des quantités intéressantes et l’usage du peigne semble être courant dans la région. A certains endroits de la station, j’ai pu observer des arbrisseaux particulièrement abîmés. Les petites feuilles douces, fines et pointues portaient des cicatrices jaunâtres indiquant un “griffage” forcé. Certaines tiges étaient complètement effeuillées. A cet instant, je me suis demandé si c’était l’outil qui pose problème ou la main de celui qui l’utilise. Le peigne a un autre inconvénient, il accroche brindilles et feuilles qu’il convient ensuite de trier. Alors, est-ce un gain de temps ? Ca se discute, si le cueilleur sait peigner en douceur. Sachez que son usage est toléré mais interdit en Haute-Saône et que la cueillette de myrtilles sauvages (période et quantité par personne) est soumise à la réglementation (renseignez-vous auprès de votre préfecture).

Après cette petite escapade, je me suis rendue à Saint-Étienne, dans le restaurant de Gaëllela Cantine verte (j’y consacrerai un article à la fin du mois). Entre toutes les bonnes choses qu’elle avait préparées, j’ai adoré sa panna cotta aux myrtilles des bois. En voiture, sur le chemin du retour, j’ai eu le temps de réfléchir aux recettes que j’allais concocter avec ces fruits sauvages. L’idée de les mélanger dans une pâte à gaufres m’a séduite d’emblée, encore fallait-il trouver LA bonne recette de gaufres. Vous savez, celles que l’on mange à la fête foraine, celles qui sont croustillantes en surface et moelleuses à coeur ! Mais quelle est l’astuce pour rivaliser avec la recette des forains ?

Dans la pâte, ne pas mettre de lait… mais de l’eau fraîche et/ou de la bière. Je ne vais pas vous mentir, je l’ai appris il n’y a pas longtemps en lisant le fascicule livré avec mon gaufrier-coeur Lagrange. D’ailleurs, je vous recommande vivement cet appareil très robuste, en fonte d’aluminium alimentaire et de fabrication française. C’est le même que Solange utilise pour réaliser les fameuses gaufres dunkerquoises (avec les plaques spécial gaufrettes).

Si vous ne trouvez pas de myrtilles des bois, ne soyez pas déçu : vous avez une bonne recette de gaufres, comme on les aime. Merci à toi Gaëlle ainsi qu’à tes parents (qui ont été d’excellents guides !).

Edit du post le 2/08/2012 à 23h37 : merci de vous reporter à mon commentaire (n°8) pour en savoir plus sur le risque d’échinococcose.

Ingrédients pour une vingtaine de gaufres-coeur 250 g de farine de blé type 65 – 1 c. à c. bombée de poudre à lever (5 g) – 10 g de sucre blond de canne – 2 œufs – 200 ml d’eau fraîche – 150 ml de bière) – 50 ml d’huile de tournesol – 120 g de myrtilles des bois – sucre glace
Temps de préparation : 40 minutes
Niveau : facile
Coût : économique

1. Dans un grand saladier, mélangez la farine, la poudre à lever et le sucre.

2. Faites un puits, et ajoutez au centre les œufs. 

3. Incorporez en alternant l’eau, la bière et l’huile de tournesol. 

4. Laissez reposer pendant 1 heure. 

5. Ajoutez les myrtilles puis mélangez délicatement.

6. Faites préchauffer votre appareil à gaufre.

7. Quand l’appareil est chaud, graissez les deux plaques avec un pinceau alimentaire imbibé d’huile. Versez une louchée sur les plaques en s’assurant que les carreaux sont tous remplis.

8. Refermez l’appareil et maintenez-le pendant 10 secondes. Retournez-le pour répartir la pâte. Laissez cuire quelques minutes (temps à adapter en fonction de votre appareil). 

9. Démoulez les gaufres délicatement avec la pointe d’un couteau. Procédez de la même façon avec le reste de pâte. 

10. Saupoudrez d’un voile de sucre glace, servez.

A savoir : si vous ne souhaitez pas utiliser de bière, il suffit de la remplacer par de l’eau fraîche.

Marmite norvégienne aux lentilles et petits légumes anciens

Comme vous le savez, j’adopte depuis plusieurs années une démarche écologique dans ma manière de consommer et de cuisiner. Évidemment, la question du temps de cuisson (et donc des dépenses en gaz) s’est naturellement posée chez moi. En faisant des recherches sur les cuissons alternatives, j’ai découvert un étonnant objet sur le site de Solar Brother, la marmite norvégienne. Appelé également “cooking bag”, c’est une sorte de grosse doudoune (ressemblant à un pouf !) que l’on enveloppe autour d’une cocotte encore bouillante et qu’on laisse terminer de cuire tranquillement pendant plusieurs heures. On utilise en fait le principe ancestral de rétention de chaleur, comme le faisaient nos grands-mères avec une vieille marmite et des couvertures pour réaliser par exemple des yaourts.

Curieuse de savoir comment on l’utilisait et surtout de voir si cela marchait, j’ai contacté la marque Solar Brother qui s’est proposée de m’envoyer leur fameux cooking bag. Une fois n’est pas coutume, j’ai accepté ce beau cadeau ! A l’ouverture du colis, j’avoue que je ne m’attendais pas à un si bel objet… Tissu ethnique magnifique, coutures de pro, enveloppe parfaitement matelassée (un gros chat y trouverait bien refuge !), j’ai tout de suite voulu tester son fonctionnement avec une simple recette de lentilles mijotées. Au bout de quelques heures, surprise… buée sur mes lunettes en ouvrant la cocotte ! Le plat était non seulement encore très chaud mais les lentilles étaient parfaitement cuites, fondantes mais encore entières…

Comment fonctionne la marmite norvégienne ? Rien de bien compliqué ! – Préparez votre recette de plats mijotés dans une cocotte comme vous le faites d’habitude, mais ajoutez environ moitié moins de liquide. – Faites cuire à couvert et à feu modéré, mais en stoppant le feu avant (50 à 75 % de temps de cuisson). – Placez la cocotte bien fermée dans le cooking-bag. Disposez le chapeau en forme de petit coussin sur le couvercle de la cocotte. Tirez sur le lien afin d’assurer la bonne fermeture. – Laissez reposer, le plat va continuer de mijoter tout seul. Comptez de 3 à 12 heures de repos au chaud. – Sortez la cocotte du cooking-bag juste avant de passer à table. Ajustez éventuellement l’assaisonnement (ail, herbes, épices…).

La marmite norvégienne convient à pratiquement n’importe quelle recette de plat mijoté(ragoûts, currys, soupes, potées, chilis …). N’importe quel aliment est le bienvenu : du riz, des pâtes, des œufs, des légumineux (lentilles, pois chiches, haricots secs), du poulet, du poisson, des légumes…

Les avantages de la marmite norvégienne
– Plus sain : cuisson douce et lente qui préserve les nutriments
– Économique : réduit la consommation de gaz / électricité 
– Pratique : inutile de surveiller, aucun risque que le plat brûle et surtout on peut partir de la maison en toute sécurité.

Ce qu’il m’a plu, c’est également la dimension éthique de cet objet. La marque Wonderbag a lancé le projet « BOGO » (Buy One Give One). Pour chaque Wonderbag acheté aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Europe, un Wonderbag est donné à une famille dans le besoin en Afrique du Sud ou en Afrique. Dix mille Wonderbags ont déjà été distribués grâce aux ventes dans les pays développés.

Voilà, j’espère que cette cocotte pas comme les autres saura vous séduire, en tout cas, moi je le suis totalement ! Pour info, vous bénéficiez de la livraison gratuite avec le code promo SBBOEL 🙂

Ingrédients pour 6 personnes 300 g de lentilles, 2 oignons jaunes, 2 c. à s. d’huile d’olive, 3 poireaux très fins (1 poireau coupé en 3 dans le sens de la longueur), 6 petites têtes de chou romanesco, 2 pommes de terre à chair ferme, 2 carottes orange, 1 radis red Meat, 1 patate douce violette, 3 pommes de terre Bleue d’Artois, sel, thym
Préparation : 20 minutes
Cuisson : 15 min +3 h

1. Pelez et émincez finement les oignons. Faites-les revenir dans une cocotte en fonte jusqu’à ce qu’ils deviennent légèrement dorés.

2. Ajoutez les lentilles, mélangez et versez 1.3 litres d’eau. Quand l’eau bout, comptez 15 minutes de cuisson à feu modéré et à couvert.

3. Pendant ce temps, préparez les légumes. Coupez le pied terreux des poireaux et retirez les feuilles éventuellement abimées. Pelez les pommes de terre, la patate douce, les carottes. Coupez-les en petits cubes ou en rondelles. Rincez-les à l’eau.

4. Au bout de 10 minutes de cuisson des lentilles, disposez les légumes joliment dessus en suivant les couleurs de l’arc-en-ciel. Salez, ajoutez le thym, augmentez la puissance du feu et poursuivez la cuisson 5 minutes de plus, toujours à couvert.

5. Disposez ensuite la cocotte directement dans la marmite norvégienne en l’enveloppement bien. Laissez reposer pendant 3 heures.

6. Ouvrez la marmite norvégienne, puis la cocotte. Vos légumes sont cuits !

La petite cueillette dans la prairie

L’été est passé à une vitesse folle et j’aurais aimé trouver le temps de vous partager d’autres recettes, d’autres photos… Aujourdh’ui l’automne s’installe et nous offre de somptueux couchers de soleil qui teintent d’un voile d’or la campagne berrichonne. Le plantain, que vous découvrez ci-dessus sur la photo fait partie des plantes sauvages que j’affectionne particulièrement. Son goût de noisette et de champignon accomode les pommes de terre, le riz et cueilli au stade bouton de fleur, il se confit comme des cornichons au vinaigre.

Bien qu’il soit tentant d’arpenter les sentiers forestiers, j’aime me balader dans les prairies car elles regorgent de trésors gourmands comme la moutarde des champsl’ortie ou le mouron des oiseaux que vous voyez dans le panier (c’est l’une des meilleures salades sauvages !).

Bien entendu, l’irréductible pissenlit permet de réaliser des salades délicieusement amères que j’aime associer avec des oeufs durs, des noisettes grillées et du vinaigre balsamique. Veillez à le cueillir avant la floraison car la plante se corse encore plus une fois la fleur épanouie. Si vous êtes patient, vous pouvez ramasser ses racines, les frotter à l’eau courante pour les débarrasser de leur terre, et les consommer en bouillon avec d’autres herbes comme le font les japonais. La carotte sauvage aime envahir les prairies qui se parent alors de milliers de pompons blancs ponctués au centre d’une petite “mouche” noire. Les graines, ramassées encore vertes, se font sécher et se mélangent dans les biscuits apéro, les gomasios…

Le biotope des prairies est malheureusement de plus en plus menacé à cause de l’agriculure intensive qui lessive et compacte les sols. Observez-les : pas une seule plante n’y pousse. Il ne reste que des fantômes végétaux grillés, rabougris et orangés. Dans le département du Cher, certaines zones évoquent une petite Beauce, un désert agricole qui laisse une sensation d’échec, de gâchis… Aujourd’hui, il existe encore des prairies préservées, essentiellement parce qu’elles y accueillent les vaches et les moutons.

Et c’est dans ce milieu naturel que l’on y retrouve des petits champignons blancs, cousins des champignons de Paris : les rosés de prés. Je vous invite à découvrir cet article très intéressant qui explique comment les reconnaître et les distinguer d’autres champignons toxiques, comme l’agaric jaunissant. D’autres champignons prospèrent dans les prairies, comme les coprins et les mycènes, aussi faut-il rester très vigilant car nombre d’entre ne sont pas comestibles. Suivez des stages mycologiques comme ceux de l’ADATER en forêt de Tronçais, vous repartirez avec de nombreuses connaissances sur ce sujet passionnant !

Ce sera l’occasion pour vous de profiter des derniers moments du brame du cerf… Bien que l’animal soit inféodé aux forêts, c’est dans les prairies qu’il aime proclamer son amour aux belles et défier ses concurrents….

Voilà, j’espère que cet aparté botanique et faunistique vous aura plu… Je vous donne rendez-vous prochainement dans un billet qui sera consacré à mon derrnier ouvrage paru chez la Plage : Gâteaux chics et nature. A bientôt ! (cliquez sur le titre du billet pour commenter)

Banana bread à la peau de banane, au chocolat et au beurre de cacahuètes

En attendant l’arrivée des fraises françaises, on mange des bananes de plein de façons à la maison. Parfois, certaines sont trop mûres pour être mangées telles quelles, alors je les utilise dans des gâteaux comme ce délicieux banana bread. La banane est omniprésente : peau de banane cuite et écrasée pour donner plus de moelleux, en morceaux pour apporter des petites touches humides et sucrées ici et là et sur le dessus coupée en deux pour looker le cake. Avec des pépites de chocolat noir et du beurre de cacahuètes crunchy(avec des éclats), ce banana bread est absolument décadent ! Vous pouvez utiliser n’importe quelle farine de T65 à T80, même la farine de riz pour une version sans gluten. Il est également sans lactose car le traditionnel beurre fondu est remplacé par du beurre de cacahuètes, de l’huile et du lait végétal.

Si vous avez un doute sur la comestibilité des peaux de bananes, faites-moi confiance… Elles sont parfaitement comestibles à condition de les cuire. Estérelle Payany en a d’ailleurs parlé dimanche dans l’émission culinaire de France Inter “On va déguster” sur la cuisine anti-gaspillage. Si vous en avez pas mal en stock, sachez qu’elles se gardent très bien au réfrigérateur dans une boite hermétique pendant 3 jours ou au congélateur (coupez-les en morceaux). Pour ma part, si j’en ai trop et que j’ai déjà fait ce gâteau, je les fais cuire et les donne à ma chienne, Gaïa, qui mange désormais que des gamelles fraîches (elle adore cela !). C’est bourré de potassium donc plus aucune raison de jeter ses peaux de banane !

J’ai également voulu tester en version minis cakes dans des moules à muffins et c’est tout aussi bon ! Essayez ce banana bread version zéro déchet, il fera partie de vos basiques en pâtisseries 🙂

Ingrédients pour 6/8 personnes 100 g de peaux de banane (soit 2 peaux de grandes bananes moyennement mûres), 3 oeufs, 120 g de sucre de canne, 100 g de beurre de cacahuètes crunchy, 200 g de farine (de T65 à T80, de blé, de riz, d’avoine, de petit épeautre), 1 sachet de poudre à lever (2 c. à c.), 30 ml d’huile neutre (tournesol), 50 ml de lait d’amande ou d’avoine, 100 g de pépites de chocolat, 200 g de bananes coupés en petits morceaux, 1 banane pas trop mûre pour la décoration, 2 c. à s. rase de sucre vanillé
Préparation : 20 min
Cuisson : 55 min

1. Lavez les bananes. Retirez leur peau. Jetez leurs extrémités non comestibles (partie dure et bout noir). Faites-les cuire 10 minutes à la vapeur ou à l’eau. Égouttez bien et écrasez-les à la fourchette.

2. Préchauffez le four à 180 °C. Fouettez les oeufs avec le sucre et la purée de peaux de banane.

3. Ajoutez le beurre de cacahuètes puis la farine mélangée avec la poudre à lever.

4. Incorporez l’huile et le lait d’amande.

5. Ajoutez les pépites de chocolat et la banane coupée en morceaux.

6. Versez la pâte dans un moule à cake ou dans des moules à muffins.

7. Coupez la banane restante en deux et posez-la sur la pâte, côté plat face à vous. Saupoudrez de sucre vanillé.

8. Faites cuire pendant 45 minutes pour un cake ou 17 minutes pour des muffins de taille moyenne. Vérifiez la cuisson avec la pointe d’un couteau et attendez que le banana bread soit bien refroidi avant de le découper.